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26 mars 2026 à 13h59Elle est deux fois plus grande qu’une tique ordinaire, elle court vers ses proies au lieu d’attendre, et elle vient de loin. Hyalomma marginatum, originaire d’Afrique et d’Asie, étend peu à peu son territoire en France. Ce qui n’était qu’une curiosité méditerranéenne devient un sujet de surveillance nationale.
Portrait d’une tique pas comme les autres
Difficile de confondre Hyalomma avec une tique classique. Ses pattes rayées, ses longues pièces buccales et son dos sombre la distinguent au premier coup d’œil. À l’état adulte, elle mesure jusqu’à 8 mm à jeun — et frôle le centimètre une fois gorgée de sang.
Mais ce qui surprend le plus, c’est son comportement. Contrairement aux tiques ordinaires qui restent accrochées aux végétaux en attendant une proie, Hyalomma peut activement suivre un être humain ou un animal sur plusieurs dizaines de mètres. Une particularité qui change la donne pour les promeneurs.
Elle préfère les milieux ouverts et secs : garrigues, pâtures, bordures de champs. Les forêts denses ne l’attirent pas. Installée de longue date en Corse, elle a progressivement colonisé le littoral méditerranéen, puis au moins onze départements du Sud, jusqu’en Ardèche et dans la Drôme. Le réchauffement climatique et le transport par les oiseaux migrateurs ou les animaux d’élevage expliquent cette expansion vers le nord.
Le virus Crimée-Congo : rare, mais sérieux
Ce qui préoccupe les épidémiologistes, c’est ce qu’Hyalomma peut transporter. La tique est un vecteur connu du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC). La maladie débute de façon trompeuse, avec fièvre, frissons, maux de tête et douleurs musculaires — une allure grippale classique.
Dans les cas les plus sévères, elle évolue vers des hémorragies internes et une défaillance multi-organes. Le taux de mortalité peut atteindre plusieurs dizaines de pourcents. Aucun vaccin n’est disponible, et le seul antiviral utilisable, la ribavirine, n’est efficace qu’en tout début d’infection.
En 2023, le virus a été détecté pour la première fois directement dans des tiques Hyalomma prélevées sur des bovins des Pyrénées-Orientales, puis en Corse. Des anticorps avaient déjà été retrouvés chez des animaux entre 2008 et 2022, révélant une circulation silencieuse bien antérieure. À ce jour, aucun cas humain contracté en France n’a été confirmé. En revanche, l’Espagne a enregistré un premier décès lié à cette infection en 2024.
Une espèce cousine réapparaît, une bactérie supplémentaire identifiée
Près de Marignane, les chercheurs ont fait une autre découverte inattendue : Hyalomma lusitanicum, une espèce proche, a refait surface après plus d’un demi-siècle d’absence dans la région. Philippe Parola-Casanova, dont l’équipe a analysé près de 3 000 tiques collectées sur le terrain, décrit des individus qui s’approchaient d’eux-mêmes sur les chemins de randonnée.
Bonne nouvelle partielle : aucune de ces tiques ne portait le virus Crimée-Congo. Mauvaise nouvelle : une bactérie a été identifiée, Rickettsia sibirica mongolitimonae, responsable de fièvres accompagnées d’une croûte noire et de boutons. Cette infection reste toutefois traitable par antibiotiques.
Ce qu’il faut faire concrètement
Le risque pour le grand public est aujourd’hui jugé très faible par les autorités sanitaires. Mais quelques précautions simples permettent de le réduire davantage. Porter des vêtements couvrants, éviter les hautes herbes, appliquer un répulsif sur la peau et les vêtements sont des réflexes à adopter dans les zones concernées.
Au retour d’une balade, il est conseillé d’inspecter minutieusement l’ensemble du corps. Si une tique est retrouvée, elle doit être retirée dans les 12 à 24 heures à l’aide d’un tire-tique. En cas de fièvre ou de malaise dans les jours suivant une piqûre dans une zone à Hyalomma, une consultation médicale rapide s’impose sans attendre.
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