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26 mars 2026 à 16h41Fraisiers en mars : le bon moment pour les planter et les 3 gestes qui font toute la différence
Le mois de mars marque le réveil du jardin. Les températures remontent doucement, la terre retrouve de la vie et les jardiniers reprennent leurs outils avec enthousiasme. C’est aussi le moment idéal pour penser aux fraisiers, ces petites plantes généreuses qui récompensent ceux qui s’en occupent bien.
Planter des fraisiers en mars, c’est parier sur une première récolte dès le mois de juin. Avec les bons gestes et un peu d’attention, vous pouvez obtenir des fruits savoureux, abondants et répétés tout au long de la saison estivale.
Pourquoi mars est le mois idéal pour planter les fraisiers
Les fraisiers apprécient une plantation par temps doux, ni trop froid ni trop chaud. En mars, le sol commence à se réchauffer au-dessus de 10 °C, ce qui favorise un bon enracinement rapide. Les plants ont alors tout l’espace et le temps nécessaires pour s’installer avant l’arrivée des fortes chaleurs.
Une plantation trop tardive, en mai ou juin, expose les jeunes plants à la sécheresse. À l’inverse, planter en plein hiver risque de fragiliser les racines encore peu développées. Mars représente donc une fenêtre de tir parfaite, ni trop tôt ni trop tard.
Il existe deux grandes catégories de fraisiers : les variétés remontantes et les non-remontantes. Les premières produisent plusieurs fois dans la saison, les secondes offrent une récolte unique mais souvent très abondante. En mars, on peut planter les deux avec succès.
Choisir le bon emplacement dans votre jardin
Avant de sortir vos plants de fraisiers, pensez à bien choisir leur future maison. Le fraisier est une plante gourmande en soleil : il lui faut au moins six heures d’ensoleillement direct par jour pour produire des fruits sucrés et parfumés.
Évitez les zones trop ombragées où les fruits resteront pâles et peu sucrés. Les endroits humides et mal drainés sont également à fuir, car les racines risquent de pourrir rapidement. Un sol léger, bien drainé et légèrement acide convient parfaitement à cette culture.
Si vous manquez de place au sol, sachez que les fraisiers s’adaptent très bien aux bacs, jardinières ou potagers surélevés. Cette solution présente d’ailleurs l’avantage de faciliter la récolte et de limiter l’apparition de certaines maladies liées à l’humidité du sol.
Préparer la terre avant la plantation
Un sol bien préparé fait une énorme différence sur le long terme. Avant de planter, ameublissez la terre sur une profondeur d’environ 20 à 30 centimètres à l’aide d’une fourche-bêche. Cela permettra aux racines de se développer librement et sans obstacle.
Incorporez du compost mûr ou du fumier décomposé dans la terre pour enrichir le sol en nutriments. Les fraisiers sont des plantes voraces qui ont besoin d’une bonne alimentation pour produire généreusement. Environ deux à trois litres de compost par mètre carré suffisent en général.
Vérifiez également que votre sol ne soit pas trop compact après l’hiver. Si c’est le cas, un léger binage suffit à aérer la surface avant de creuser vos trous de plantation.
Les 3 gestes qui font toute la différence
1. Planter à la bonne profondeur
Ce geste paraît simple, mais il est crucial. Lors de la plantation, le collet du fraisier, c’est-à-dire la partie entre les racines et les feuilles, doit se trouver exactement au niveau du sol. Ni trop enterré, ni trop en hauteur.
Si le collet est enfoui trop profondément, la plante risque de pourrir. S’il est trop apparent, les racines se dessèchent rapidement et le plant dépérit. Prenez le temps de bien positionner chaque plant avant de tasser doucement la terre autour.
Espacez vos pieds d’environ 30 à 40 centimètres entre eux et laissez 50 à 60 centimètres entre les rangées. Cet espace garantit une bonne circulation de l’air et facilite l’entretien tout au long de la saison.
2. Pailler généreusement autour des plants
Le paillage est l’un des secrets les mieux gardés des jardiniers expérimentés. Après la plantation, disposez une couche de paille, de feuilles mortes broyées ou de copeaux de bois autour de chaque pied sur une épaisseur de 5 à 8 centimètres.
Ce tapis protecteur joue plusieurs rôles essentiels. Il conserve l’humidité du sol entre deux arrosages, limite la pousse des mauvaises herbes et maintient les fruits propres en les empêchant de toucher la terre. En hiver, il protège également les couronnes du gel.
Le paillage a aussi un effet thermique bénéfique : il réchauffe légèrement le sol au printemps, ce qui stimule le développement des racines jeunes. Un geste simple qui multiplie vos chances de succès dès la première saison.
3. Bien arroser sans excès après la plantation
Juste après avoir mis vos plants en terre, arrosez-les copieusement pour favoriser le contact entre les racines et le sol. Cet arrosage d’installation est indispensable pour éviter les poches d’air autour des racines, qui peuvent provoquer leur dessèchement.
Dans les jours qui suivent, surveillez l’humidité du sol régulièrement. En mars, les pluies printanières peuvent suffire, mais en cas de période sèche, apportez de l’eau deux à trois fois par semaine en arrosant à la base des plants. Évitez de mouiller les feuilles pour limiter les risques de maladies fongiques.
L’objectif est de maintenir le sol frais sans le saturer d’eau. Un sol constamment détrempé nuit aux racines et favorise le développement de champignons pathogènes. La règle d’or : arrosez quand les deux premiers centimètres de terre sont secs.
Les variétés à privilégier pour une plantation en mars
Pour une plantation printanière, certaines variétés sont particulièrement recommandées. La Gariguette est une valeur sûre, appréciée pour ses fruits allongés, sucrés et très parfumés. Elle produit tôt dans la saison et convient parfaitement aux régions aux hivers doux.
La Mara des Bois est une variété remontante qui produit de petits fruits au goût de fraises des bois, très aromatiques. Elle donne des fruits de juin jusqu’aux premières gelées, ce qui en fait une option généreuse pour les amateurs de récoltes prolongées.
La Charlotte est également très appréciée pour sa productivité et sa résistance aux maladies. Ses fruits sont ronds, fermes et très sucrés, idéaux pour être mangés frais ou transformés en confitures maison.
Les erreurs à éviter pour ne pas compromettre votre récolte
La première erreur commise par les débutants est de trop enterrer le collet. Comme mentionné plus tôt, cette mauvaise habitude condamne souvent les plants dès les premières semaines. Prenez toujours le temps de vérifier la profondeur avant de reboucher le trou.
Négliger le paillage est une autre erreur fréquente. Sans ce geste, les mauvaises herbes envahissent rapidement l’espace et entrent en compétition avec vos fraisiers pour l’eau et les nutriments. Le résultat : des plants affaiblis et une récolte décevante.
Enfin, évitez de planter vos fraisiers au même endroit chaque année. La rotation des cultures est importante pour prévenir l’accumulation de maladies spécifiques dans le sol. Attendez au moins trois ans avant de replanter des fraisiers au même endroit dans votre jardin.
L’entretien après plantation pour assurer une belle récolte
Une fois vos fraisiers bien installés, un entretien régulier s’impose pour les accompagner vers la production. Au fil des semaines, de jeunes pousses appelées stolons vont apparaître. Ces tiges rampantes cherchent à s’enraciner pour donner naissance à de nouveaux plants.
Pour les plants de première année, il est conseillé de couper ces stolons afin que toute l’énergie de la plante soit concentrée sur le développement des fruits. Utilisez des ciseaux propres pour éviter de transmettre des maladies d’un plant à l’autre.
Apportez un engrais spécial fraisiers ou un engrais riche en potasse au moment de la floraison pour soutenir la production de fruits. Un apport supplémentaire après la récolte aidera les plants à se reconstituer et à repartir de plus belle l’année suivante.
Conclusion : misez sur mars pour des fraisiers en pleine forme
Planter des fraisiers en mars, c’est offrir à vos plants les meilleures conditions possibles pour s’installer et produire. En respectant les fondamentaux de la plantation et en appliquant les trois gestes essentiels, vous maximisez vos chances d’une récolte abondante dès le premier été.
Le secret d’un beau carré de fraisiers tient finalement à peu de choses : un emplacement ensoleillé, une terre bien préparée, une profondeur de plantation précise, un bon paillage et un arrosage maîtrisé. Ces petits détails font toute la différence entre un plant qui végète et un plant qui explose de vitalité.
Alors n’attendez plus, profitez de ce mois de mars pour planter vos fraisiers et préparer de belles cueillettes familiales. Dans quelques semaines, vous savourerez avec fierté le fruit de votre travail, directement cueilli dans votre jardin.
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