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Une pochette de vieilles radiographies traîne au fond d’un placard, et l’on hésite entre la poubelle, la pharmacie et la déchèterie. La réponse est plus simple qu’on ne le croit : ces films se déposent dans un point de collecte dédié, jamais avec les ordures ménagères. Voici les bonnes adresses, les pièges à éviter et le délai à respecter avant de se séparer de son dossier d’imagerie.
Sommaire
ToggleDeux filières existent pour les anciennes radiographies : la déchèterie et les établissements de santé. Elles n’ont pas les mêmes règles, et il vaut mieux savoir laquelle correspond à votre situation avant de vous déplacer.
Beaucoup de déchèteries acceptent les radiographies dans la catégorie des déchets spécifiques ou des déchets dangereux des ménages. Elles sont ensuite envoyées vers un centre de traitement qui les recycle. Toutes les déchèteries ne disposent toutefois pas d’un bac dédié, et les consignes changent d’une collectivité à l’autre.
Le plus sûr est de consulter le site de votre commune ou de votre intercommunalité, ou d’appeler le gardien. L’ADEME recommande d’ailleurs de se renseigner localement, car le service dépend de l’organisation de chaque territoire.
Les hôpitaux, les cliniques, les cabinets de radiologie et les centres de radiologie produisent des quantités importantes de films et disposent souvent d’un circuit de collecte pour la récupération d’argent. Certains acceptent de reprendre les radiographies de leurs anciens patients, d’autres réservent ce service aux images qu’ils ont eux-mêmes réalisées.
Un simple appel au secrétariat du service d’imagerie suffit à savoir si la démarche est possible. Si vous déposez vos clichés sur place, demandez au passage si vous devez conserver un exemplaire numérique de vos examens.
Les pharmacies reprennent les médicaments non utilisés, mais elles ne sont pas conçues pour collecter les radiographies. Dans la grande majorité des cas, elles refusent. Inutile de vous y rendre sans avoir vérifié au préalable, sauf si votre pharmacien vous confirme qu’un dispositif local existe.
Une radiographie ancienne n’est pas un simple morceau de plastique. Le film argentique contient des sels d’argent, un métal qu’il est utile de récupérer et qui pose problème lorsqu’il finit enfoui ou brûlé avec les ordures. La poubelle ménagère n’est donc pas la bonne destination pour ces déchets.
Dans une filière spécialisée, les films sont traités pour extraire l’argent, qui est ensuite réutilisé dans l’industrie. Le support plastique est lui aussi valorisé. Ce recyclage réduit la pollution et évite de gaspiller une ressource métallique, ce qui compte pour l’environnement même à petite échelle, puisque chaque film déposé alimente le circuit.

Toutes les radiographies ne se ressemblent pas. Selon l’époque de l’examen et l’équipement du centre d’imagerie, vous pouvez détenir un vrai film argentique, un film imprimé à partir d’une image numérique ou un tirage papier. Le traitement diffère selon le support.
| Support | Contient de l’argent ? | Où le déposer ? |
|---|---|---|
| Film argentique (anciennes radios) | Oui | Déchèterie équipée ou établissement de santé |
| Film imprimé (numérique récent) | Généralement non | Même filière par précaution, sinon consignes locales |
| Radiographie papier | Non | Selon la commune : tri sélectif ou déchèterie |
En cas de doute sur la nature du support, traitez-le comme un film argentique. Le geste reste le même et vous évitez de jeter par erreur un déchet polluant.
Idée reçue : « c’est du plastique, ça va au tri sélectif »
Non. Le bac jaune ne convient pas aux radiographies argentiques : l’argent qu’elles contiennent les exclut du tri sélectif classique et la filière de valorisation ne peut pas les traiter avec les emballages.
La première erreur consiste à les glisser dans la poubelle ménagère par commodité. La seconde, plus risquée, est de les brûler : la combustion d’un film dégage des fumées toxiques et disperse les métaux dans l’air. Cette pratique est à proscrire, y compris dans un jardin.
D’autres réflexes posent problème :
Le mieux est de téléphoner avant de vous déplacer. Deux minutes d’appel évitent un trajet inutile et un dépôt refusé.
Aucune loi n’oblige un patient à garder ses radiographies chez lui. Les établissements de santé, eux, conservent le dossier médical pendant vingt ans à compter du dernier séjour ou de la dernière consultation. Vos examens y restent donc consultables, même si vous vous séparez de votre exemplaire.
Dans la pratique, il reste prudent de garder les clichés tant qu’une pathologie est suivie. Un médecin compare volontiers une nouvelle image avec une ancienne, qu’il s’agisse d’une radio, d’un scanner ou d’une IRM. Une fois le suivi terminé, ou lorsque l’examen est très ancien et sans enjeu, vous pouvez déposer vos films dans la bonne filière.
Avant de vous en séparer, demandez si une copie numérique existe auprès du cabinet de radiologie qui a réalisé l’examen. Vous conserverez ainsi une trace de votre dossier médical sans encombrer vos placards.

Pour vos anciennes radiographies, le duo gagnant est la déchèterie équipée ou le service d’imagerie d’un établissement de santé. Vérifiez la nature du support, appelez avant de partir et gardez les clichés récents tant que votre suivi médical n’est pas terminé. En passant par ces filières, vous permettez la récupération d’argent et la valorisation du film, au lieu de polluer.
Notre équipe est à votre disposition pour répondre à vos questions.