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Vos vêtements usagés ne vont ni dans la poubelle classique ni dans le bac jaune. Ils se déposent dans un conteneur à vêtements, en déchèterie, chez une association (Croix-Rouge, Emmaüs, Secours populaire, Le Relais) ou dans un magasin partenaire de la filière Refashion. Pour repérer le point de collecte le plus proche, l’outil de localisation de Refashion et le service « Que faire de mes déchets » de l’ADEME listent les adresses par commune.
Sommaire
ToggleBonne nouvelle : même les textiles très abîmés sont acceptés, à condition d’être propres et secs. On fait le tour des lieux de dépôt, des consignes à suivre et de ce que deviennent vos affaires une fois collectées.
Il existe quatre grandes familles de lieux de collecte pour les TLC (textiles, linge de maison, chaussures). Le choix dépend surtout de la proximité et de l’état de vos articles.
Le conteneur à vêtements reste le réflexe le plus courant. On en trouve sur les parkings de supermarchés, près des mairies, dans les rues et à proximité des points d’apport volontaire pour le verre. Ils sont gérés par des opérateurs comme Le Relais, des associations ou des entreprises de l’économie sociale et solidaire, et accessibles à toute heure.
La déchèterie est une autre option, surtout si vous videz un dressing entier. Beaucoup de déchèteries disposent désormais d’une benne ou d’un conteneur dédié aux textiles. Renseignez-vous sur place ou auprès de votre collectivité, car l’équipement varie d’un territoire à l’autre.
La Croix-Rouge, Emmaüs et le Secours populaire récupèrent les vêtements en bon état, via leurs boutiques, leurs vestiaires ou leurs propres conteneurs. C’est le bon choix pour des habits encore portables, qui pourront être revendus à petit prix ou donnés à des personnes dans le besoin.
Certaines enseignes de vêtements, de chaussures ou de sport participent aussi à la collecte et ont installé un bac à l’entrée ou près des caisses. Ces magasins partenaires acceptent souvent des marques autres que les leurs, ce qui est pratique quand vous passez déjà faire vos courses.
| Type de textile | Où le déposer |
|---|---|
| Vêtements en bon état | Association, vestiaire, conteneur, boutique solidaire |
| Vêtements troués, tachés ou élimés (mais secs) | Conteneur à vêtements, déchèterie, magasin partenaire |
| Sous-vêtements et chaussettes propres | Conteneur à vêtements, en sac fermé |
| Chaussures usagées : les différentes options de dépôt | Conteneur ou magasin partenaire, attachées par paire |
| Linge de maison (draps, serviettes, rideaux) | Conteneur à vêtements, déchèterie, association |
| Textile mouillé, moisi ou souillé (peinture, huile) | Ordures ménagères |
Le plus fiable est de passer par l’annuaire de Refashion, l’éco-organisme de la filière REP des textiles. Il suffit d’indiquer votre ville ou votre code postal pour afficher les conteneurs, les magasins partenaires et les déchèteries concernées. Le service « Que faire de mes déchets » de l’ADEME fonctionne de la même manière et couvre aussi les autres types de déchets.
Votre mairie ou votre intercommunalité peut aussi vous renseigner : le calendrier de collecte ou le site de la collectivité indique souvent l’emplacement des conteneurs. Si vous voulez donner à une association précise, consultez directement son site, car les vestiaires et les horaires d’accueil changent selon les antennes locales.

La filière accepte les vêtements, le linge de maison, les chaussures et la petite maroquinerie (sacs, ceintures), quel que soit leur état d’usure. Un pull troué ou usé a donc sa place dans le conteneur, contrairement à une idée tenace. Seule règle de fond : le textile doit rester propre et sec, sinon il contamine le reste du lot.
Idée reçue : « c’est trop abîmé, ça ne servira à personne »
Les textiles trop usés pour être portés ne sont pas refusés. Ils sont triés puis recyclés en chiffons d’essuyage, en matériaux d’isolation ou en rembourrage. Les jeter à la poubelle les prive de cette seconde vie.
Pour que le tri se passe bien, voici la routine à suivre avant de partir de chez vous :
Les textiles ne sont pas des emballages, donc la poubelle jaune n’est pas faite pour eux. Mis dans les ordures ménagères, ils finissent incinérés ou enfouis alors qu’une grande partie pourrait être réemployée ou recyclée. Depuis le 1er janvier 2025, le tri séparé des textiles est d’ailleurs une obligation en Europe, ce qui renforce le rôle de la filière REP.
Il y a aussi un enjeu environnemental de fond. La fast fashion pousse à produire et à jeter toujours plus de vêtements, avec une empreinte carbone et un impact sur l’eau considérables. Déposer ses textiles dans le bon circuit est un geste modeste, mais il évite du gaspillage et réduit la quantité de déchets à traiter.
Une fois collectés, les textiles partent dans un centre de tri où des opérateurs les classent à la main. Les pièces en bon état sont destinées au réemploi : revente en boutique de seconde main, en France ou à l’étranger, ou redistribution par les associations. C’est la voie la plus valorisante, et celle qui concerne la plus grande part des volumes triés.
Le reste passe en recyclage. Les fibres sont effilochées pour fabriquer des chiffons industriels, des isolants pour le bâtiment ou du rembourrage. Seule une petite fraction, trop dégradée, ne trouve pas de débouché et est valorisée en énergie.

Le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas. Un ourlet défait, un bouton manquant ou une fermeture éclair coincée se règlent souvent chez un retoucheur pour quelques euros, et la réparation prolonge la vie d’un vêtement de plusieurs années. De plus en plus d’enseignes proposent aussi des bons de réparation, et des ateliers participatifs existent dans de nombreuses villes.
Si le vêtement est encore en bon état, pensez à la seconde main : dépôt-vente, plateformes de revente entre particuliers, vide-dressing ou don à un proche. Ces circuits s’inscrivent dans la logique de la mode durable et vous permettent parfois de récupérer un peu d’argent. Ce qui ne peut plus servir à personne reprend alors le chemin du conteneur.
Oui, à condition qu’ils soient propres et secs. Placez-les dans un sac fermé avec le reste de votre dépôt.
Une chaussure seule ne sera pas réemployée, mais elle peut être recyclée. Dans le doute, déposez-la quand même dans le conteneur, en précisant si possible qu’elle est dépareillée.
Non, un textile souillé par des produits chimiques ou des graisses contamine le lot. Il va dans les ordures ménagères.
Notre équipe est à votre disposition pour répondre à vos questions.